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  • : Le blog de Frédérique Ramos, poète.
  • : Ce blog a pour objet de partager mon univers artistique: Poésie, Musique, Arts...
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  • Frédérique STERNBERG-RAMOS
  • J'écris de la poésie depuis que j'ai quinze ans: c'est une passion! J'aime chanter (choeurs et chant lyrique au Conservatoire). Je prends aussi plaisir à dessiner et peindre, à lire, à écouter de la musique.
J'aime beaucoup les animaux et tous ces magnifiques paysages que nous offre la nature partout dans le monde...
  • J'écris de la poésie depuis que j'ai quinze ans: c'est une passion! J'aime chanter (choeurs et chant lyrique au Conservatoire). Je prends aussi plaisir à dessiner et peindre, à lire, à écouter de la musique. J'aime beaucoup les animaux et tous ces magnifiques paysages que nous offre la nature partout dans le monde...

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 14:03
         
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            LE TRIPTYQUE DE LA PEINTURE    (1)
 
      
                        Un verger dans la coupe
Parle de saveurs douces,
Et d’arôme subtil et de délicatesse,
Transparence des peaux veloutées de soleil,
Une image perdue du sourire des treilles,
Or translucide enfoui au cœur de l’orangé,
Qui nous offre un jardin d’impalpables reflets…
 
Aussi ces perles noires
Qui viennent en contraste
Evoquer le muscat généreux et sanguin
Dont la saveur musquée honore nos festins…
 
Le peintre a capturé
L’essence de lumière
Que recèlent les grains tout gonflés de mystère,
On sent que le pinceau, apprivoisant le fruit,
A saisi sa beauté parfaite et éphémère,
Car, bien loin du tableau rayonnant sur le mur,
La grappe, lentement, va consumer sa vie,
Pour n’être bientôt plus qu’une branche flétrie…
 
Sur la toile pourtant, elle a l’air si réelle
Qu’on voudrait la cueillir, et d’un geste gourmand,
La porter à la bouche et la croquer d’un coup
Pour sentir la fraîcheur de sa pulpe odorante
Parler à nos palais le langage des vignes !

 

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                  LE TRIPTYQUE DE LA PEINTURE (2)

 

 

      Longues tiges de jade auréolées d’or pâle

Cachées dans l’herbe folle aux mouvances dansantes,

Parmi lesquelles s’offre, en sa gloire immobile,

Un grand bouquet d’iris aux couleurs violacées…

On devine l’éclat des pétales fragiles,

Le toucher velouté qui teinterait les doigts…

Sur le tableau vivant, les fleurs rient et flamboient,

Touchent le cœur épris de musique intérieure,

L’aquarelle n’est plus cette pâleur pastelle

Au charme pur teinté de tristesse incertaine,

Mais la fête accomplie d’une beauté sensuelle

Qui révèle des fleurs la somptueuse alchimie.

 

 

 

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                      LE TRIPTYQUE DE LA PEINTURE    (3)

 

 

 

                  Il est un lieu de rêve où va l’âme endormie…

 

C’est un beau lac violet dans un pays sans nom,

 

Un endroit légendaire où l’absence de l’homme

 

Fait éclore une paix qu’on ne peut concevoir…

 

 

 

Est-ce un lac, une mer aux vaguelettes calmes ?

 

On ne sait pas très bien, mais on le sait bordé

 

D’un paysage doux qui enchante le cœur.

 

Quelques arbres couleur d’automne mordoré,

 

Sur son bord y dessinent une ombre bienfaisante.

 

 

 

Le ciel beige et léger se change en ailes bleues

 

Et tout le paysage imprégnant la conscience

 

Y grave pour toujours ce monde imaginaire

 

Au silence serein, à l’extase profonde.

 

 

 

Comme il s’agit d’un songe, on vole dans l’air pur,

 

Tel un aigle royal, tel un trait de lumière,

 

Jusqu’aux sommets bien ronds des collines lointaines

 

Dont le vert se fiance à la terre ocre et brune…

 

 

 

Le lac, comme une harpe un peu mélancolique,

 

Nous berce tendrement et nous parle un langage

 

Qui vient du fond des temps et que nous comprenons…

 

 

 

Et les vagues turquoise ondulant avec grâce

 

Peignent avec finesse au clair de notre esprit

 

Des souvenirs puissants dont l’extrême harmonie

 

A jamais restera sculptée dans nos mémoires…

 

 

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 Ces trois poèmes extraits du recueil: "Le Livre des Triptyques",

ont été écrits pour illustrer l'oeuvre de peintres:

 

***  Pages 43 et 44 : « Coupe de raisin et Bouquet d’iris » : poèmes illustrant des tableaux (aquarelles) de Geneviève Toméo.

 

***  Page 45 : « Paysage »  illustre un tableau de Roger Nedelec.

 

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 10:34
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                LE TRIPTYQUE  DE  L’AILLEURS  (1)
 
                                Derrière les rideaux,
Il y a la fenêtre
Aux vitres un peu froides,
Et puis, il y a les arbres
Qui chaque jour essaient
De s’envoler plus haut,
Et puis, il y a le ciel
Qui sans cesse grandit
Jusqu’à ne savoir plus
Quand il s’arrêtera…
Et qu’y a-t-il après ?
L’or de la voie lactée ?
Les vastes galaxies ?
Les plaines infinies
Où s’égare l’esprit ?
Et puis ? Et puis ? Et puis…
 
C’est trop loin !
On revient !
 
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                             TRIPTYQUE   DE  L’AILLEURS  (2)
 
                              
                            Une parole de neige
 
A jailli de l’aurore
 
Peut-être était-ce une âme
 
Qui cherchait sa lumière
 
Comme une lampe d’or
 
Venue du fond des âges
 
Retrouvée par hasard
 
Au bord de la mémoire…
 
 
 
Il était une fois
 
Une idée de douceur
 
Qui parcourait le monde
 
Au bleu d’un courant d’air,
 
Furtivement touchée
 
Par la grâce d’humains
 
Qui l’appelaient à eux
 
D’un regard suppliant,
 
Elle vint peu à peu
 
S’infiltrer dans les cœurs
 
Sur l’aile à peine éclose
 
D’un vent étincelant,
 
Le monde alors frémit
 
Reprit goût à la vie
 
Et la saveur d’amour
 
                            Inonda les esprits…
 
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              LE TRIPTYQUE  DE L’AILLEURS   (3)
 
 
 
 
                              Musiques du ciel
 
Qui se murmurent la nuit
 
A l’oreille des enfants
 
Innocents
 
Paroles secrètes d’anges
 
Dans les chambres dormantes…
 
 
 
L’Invisible rayonne.
 
 
 
Et des mots de douceur
 
S’échappent
 
Glissent au creux des songes
 
Dessinent des images stellaires
 
Radieuses
 
Les messagers s’éclipsent
 
La nuit palpite
 
Les vents cosmiques referment
 
Les fenêtres de l’Invisible.
 
 
 
Tout redevient
 
Absolument normal…
 
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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 11:51
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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 18:34
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                  LE TRIPTYQUE DES COULEURS  (1)
 
        A trop vouloir chercher la couleur de son cœur
On peut errer parfois sur le chemin des leurres
Car de brillance pure et de délicatesse
Est sa teinte native
On la saisit parfois au creux doux d’un sourire
Dans une main serrée qui nous est fraternelle
Si vif est son éclat qu’elle surgit soudain                   
Comme un embrasement surprenant nos destins.
 
A trop vouloir chercher la couleur de ses rêves
On s’égare parfois aux chemins bleus d’un ciel
Qui n’existe jamais et qui brise l’espoir
Car de diaphane essence
Est sa teinte natale
Et mieux vaut la garder dans un coffre scellé
Où dorment pêle-mêle les fleurs d’une utopie
Et les jolis cristaux d’un amour idéal
Unissant les humains, les bêtes et les astres.
 
 
                A trop vouloir chercher la couleur du savoir
On peut perdre l’esprit sur la route sans fin
D’un mystère fuyant d’âge en âge plus loin
Sans qu’on puisse vraiment soulever tous ses voiles
Car mouvante et volage
        Est sa teinte diaprée
        De symboles complexes et de signes cachés
Et mieux vaudrait admettre avec humilité
Qu’il est presque impossible de la capturer.
 
 Mais à toujours chercher ces couleurs d’existence
On se façonne un monde aux contours fascinants
Comme une roue cosmique aux tourbillons géants
Qui sème à mille vents ses milliards de rayons
Pour nous donner l’envie
De mordre à l’infini
Chaque couleur avec un immense appétit…
 
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 LE TRIPTYQUE DES COULEURS    (2)
 
                                        
Le mauve s’est promené aux pointes des lilas,
 
Sur les pétales rares des roses surannées
 
Qui poussaient au jardin d’une dame précieuse
 
 
 
Et puis s’étant caché dans le creux des iris, il s’est mis à rêver
 
D’un voyage au pays des grands lacs violets
 
Puis il s’est envolé…
 
 
 
Le bleu d’un pas cristal a parcouru le ciel
 
Ecartant les nuages aux franges cotonneuses
 
Puis il s’est déposé en gouttes de turquoise
 
Sur les vagues dansantes des lagons oubliés
 
Avant de se lover, délicieusement,
 
Dans le regard profond d’un tout petit enfant
 
 
 
Et celui-ci levant sa main vers le soleil
 
A cueilli sur sa paume de jolis tisons blonds
 
Pour les faire jouer sur les bords d’un miroir
 
Où ils se sont changés en milliers d’anneaux d’or
 
Qui se sont enroulés
 
Aux doigts des fiancés…
 
 
 
Alors fut la demande en blanc de mariage,
 
Tout de dentelle fine et d’amour adorable
 
Tout paraissait de nacre comme les coquillages
 
Dont le ventre secret recèle des trésors :
 
Des perles de lumière
 
Belles comme des lys
 
Qui vont orner l’épaule des princesses charmeuses…
 
 
 
Et de leur cœur plus rouge que le sang des rubis
 
Plus ardent que la pourpre à la traîne des rois
 
Plus brûlant que le feu des forges ancestrales
 
Les épousées ont dit à l’élu de leur âme
 
L’engagement sans faille
 
De leur passion profonde
 
Tandis que sur leurs joues toutes embuées d’émoi
 
Glissait un rose pâle
 
 Pareil aux flocons fins des cerisiers en fleurs…
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                   LE  TRIPTYQUE   DES   COULEURS     (3)
 
                La neige bleuissante aux flocons transparents
Qui parle de clarté aux longs hivers d’argent
S’invente une légende où le monde en couleurs
Peint une toile en fête éclatante et diaprée
 
Une volée d’archanges au sommet des glaciers
A caché des cristaux gros comme des coffrets
Et leur beauté rayonne  au fin fond des ténèbres
Limpidités issues du temps des millénaires
Quand régnaient le silence et le gel sur la terre
 
Et puis se sont éclos les grains les plus précieux
Tout ce qui luit, frémit, scintille à l’infini
La nacre dans la mer et l’or dans les rivières,
Les rubis, les saphirs, et tous ces diamants
Trésors de l’univers convoités par les hommes
 
Les teintes rivalisent, s’exaltent, se combattent,
C’est ainsi que la terre aux glèbes marronnâtres
Envie l’aigue-marine et l’azur dans les cieux
Et l’herbe d’émeraude aimerait dérober
La splendeur mordorée des lointains crépuscules
 
Le vert des lagons purs songe aux glaces d’Arctique
Déserts immaculés flamboyant tout en blanc
Chaque fleur a son rêve et l’on ne peut savoir
Si sa couleur natale est un bonheur pour elle
 
Ainsi l’homme complexe aux multiples pensées
Recherche la couleur symbolisant sa vie
                Faite de tons ardents ou de nuances fines…
 
 
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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 19:33

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RIEN  N’EST  PLUS  DOUX  LORSQUE  L’ON S’AIME
 
 
                Rien n’est plus doux lorsque l’on s’aime
Que de se blottir si serré
Qu’aucun vent ne pourrait passer
Rien n’est plus doux lorsque l’on s’aime
 
Rien n’est plus clair lorsque l’on s’aime
Que, sortant d’un tendre sommeil,
D’ouvrir ses volets sur le ciel
Rien n’est plus clair lorsque l’on s’aime
 
Rien n’est plus fort lorsque l’on s’aime
Que de s’embrasser corps à corps
Pour défier le mal et la mort
Rien n’est plus fort lorsque l’on s’aime
 
Rien n’est plus gai lorsque l’on s’aime
Que de rire ensemble souvent
Comme font d’espiègles enfants
Rien n’est plus gai lorsque l’on s’aime
 
Rien n’est plus beau lorsque l’on s’aime
Que de se sentir éclairé
Par une intérieure clarté
Rien n’est plus beau lorsque l’on s’aime
 
Rien n’est plus sûr lorsque l’on s’aime
Que de s’offrir un cœur sans faille
Dont ne s’échappe aucune maille
Rien n’est plus sûr lorsque l’on s’aime
 
Rien n’est plus pur lorsque l’on s’aime
Que de tisser l’aurore en fleur
Aux couleurs de notre bonheur
Rien n’est plus pur lorsque l’on s’aime
 
Rien n’est plus grand lorsque l’on s’aime
Que de toujours se respecter
Et profondément s’estimer
Rien n’est plus grand lorsque l’on s’aime.
                                                                          
 
            Paroles de Frédérique RAMOS
 
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 RESTE,  NE T’EN VA PAS,  MAMAN…

 

 

Reste, ne t’en va pas, Maman,

C’est moi, Vincent, moi ton enfant,

Reste, ne m’oublie pas, Maman,

Moi, j’ai un cœur fidèle, aimant,

Je ne suis pas comme le vent,

Je ne suis pas comme un amant,

Si souvent volage et changeant.

 

Reste, ne t’en va pas, Maman,

Mon amour sera ta maison,

Et ton sourire ma passion,

Je te conterai des histoires

Pour te distraire, chaque soir,

Et je te ferai des gâteaux

Et je t’offrirai des cadeaux.

 

Je t’aime si fort, ô Maman,

Je veux tes bras autour de moi,

Et ton regard si doux, ta voix,

Pour me faire franchir le temps.

 

Qu’est-ce qu’un garçon sans sa mère,

Une ombre perdue sur la terre,

Un puits de larmes bien cachées

Dans lequel il va se noyer.

 

Maman, écoute ma prière,

J’obéirai, tu seras fière

D’avoir un fils bien élevé.

Je serai un poids si léger

Que tu pourras vivre tranquille

Et tout te semblera facile.

 

Je t’aime si fort, ô Maman,

Je ne veux pas que tu me quittes,

Je veux qu’avec moi tu habites

Pour faire briller chaque instant.

Maman, crois-moi, je t’en supplie,

Je suis ton enfant, ton ami,

Plus tard, je te protègerai,

Toujours sur toi, je veillerai.

 

Reste, ne t’en va pas, Maman,

C’est moi, Vincent, moi, ton enfant,

Je t’aime si large  et si grand,

Nul ne pourra t’aimer autant.

 

Reste, reste avec moi, Maman,

Reviens sur tes pas, je t’attends !

 

 

Paroles de Frédérique RAMOS.

 

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 19:06
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                   LE TRIPTYQUE DE L’AFRIQUE   (1)
 
 
                C’est le chant des couleurs
Qui envoûte les âmes,
Le contraste total
Des climats impérieux,
Les montagnes de glace
Et les déserts de feu,
C’est la neige en diamant,
Les hauts pics de cristal
A la pointe aurorale
Du Kilimandjaro…
C’est l’ardeur,
                     la lumière,
                                      l’extrême intensité
Sous la braise flambante
Des violents crépuscules,
Puis la trève nocturne
A l’heure d’eau dormante,
C’est la fraternité
Des espèces mêlées
Sous le regard captif
D’un ciel apprivoisé…
C’est la nuit sombre et tendre
Qui rayonne d’étoiles
Malgré ses cris de bêtes
Et ses bruits inquiétants,
 
                       C’est le regard doré
Des lions dans les savanes,
Les pelages luisants
Dans les fourrés profonds,
Et les femmes superbes
Dont la peau d’ambre est douce
Comme un velours de chat,
Et les hommes qui rient
Parlent, dansent et prient,
Chassent et font la fête…
C’est la force ancestrale
Des tribus légendaires,
Leurs amours fraternelles
Et leurs luttes rivales,
C’est l’étrange,
                       attirante,
                                      ensorcelante Afrique…
 
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                             LE TRIPTYQUE DE L’AFRIQUE    (2)
 
                        Un banquet de rituels
A vous brûler les sens,
Dans la nuit des tam-tams,
Les pieds nus sous le ciel,
Quand les hommes s’unissent
Aux rythmes effrénés,
Ivres d’air, de chaleur,
De couleurs, de secrets,
Célébrant la passion
De l’Afrique éternelle.
 
 
Sous la lune qui rit
Montent les chants, les cris,
Passe l’ombre d’un fauve
Aux yeux phosphorescents…
La nuit pleure et s’émeut
Et chuchote ardemment
Ses verbes mystérieux,
Puis, dans un seul élan
Naît le matin de mauve
Qui suspend ses flambeaux
Aux sommets impériaux
Du Kilimandjaro.
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             LE TRIPTYQUE DE L’AFRIQUE   (3)
 
 
 
                                  Masques de bois
 
aux yeux mystère
 
nés de la magie
 
de la terre
 
L’artiste invente
 
en formes pures
 
le rêve intime
 
de son cœur
 
Le masque accroche
 
une lumière
 
comme un secret
 
de l’au-delà
 
Il vous regarde
 
et vous fascine
 
il vous rassure
 
ou vous fait peur
 
L’âme de l’homme
 
est dans le masque
 
Veillons à bien
 
la respecter !
 
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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 16:19
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                          AI-JE LE DROIT ?
 
 
 
       Ai-je le droit d’écrire,
 
D’être nommé poète
 
Quand le monde qui vit
 
Va vers son agonie,
 
Et que je crée des mots
 
Comme on fait des tableaux,
 
Des phrases bien jolies
 
Nées pour plaire à l’esprit ?
 
 
 
Pendant ce temps, partout, la nature en colère
 
Veut conquérir la terre occupée par les hommes,
 
La mer monte et franchit leurs digues dérisoires,
 
Dévorant les maisons, emportant leur histoire,
 
Les rivières débordent, envahissant les champs,
 
Les granges, les vergers, les villages dormants,
 
Les pluies folles dévalent et charrient en torrent
 
Une boue sombre et lourde qui resculpte l’argile…
 
 
 
Et puis la sécheresse qui rend les sols arides,
 
Allume au creux des bois des incendies géants,
 
Ravage les pays, assoiffe leurs peuplades,
 
L’été de braise avale la force des terriens,
 
Brûle leur peau tannée, étouffe leurs cultures
 
Tandis qu’au long des pôles,
 
La glace immaculée aux profondeurs enfouies
 
Peu à peu se détache et glisse avec ardeur
 
Vers l’horizon lointain qui sent bon la chaleur,
 
Traînant en son exode invincible et cruel
 
Des ours aux yeux perdus qui ne comprennent pas…
 
        Et les courants marins vagabondent gaiement
 
Cependant qu’en secret, mystérieusement,
 
Les plaques tectoniques valsent et s’entrecroisent…
 
Des tsunamis s’élancent à l’assaut des rivages
 
La terre gronde et craque et s’entrouvre avec rage…
 
Aussi, les neiges tombent, engloutissent sans fin
 
De vastes territoires dont les routes s’effacent,
 
Ne laissant pour mémoire qu’une vallée de givre…
 
 
 
        Et puis ce sont les vents, les tornades géantes
 
Qui tournent en toupies ou galopent sans frein
 
Pareils à des troupeaux de beaux mustangs sauvages
 
S’amusant à broyer au long de leur passage
 
Tout ce qui fait obstacle à leur énorme élan…
 
 
 
Puis ce sont les volcans qui lancent vers l’azur
 
Leurs poussières fumantes et leurs feux de dragon
 
        Momifiant la matière en statues pétrifiées,
 
Changeant en musées d’ombre une forêt de villes…
 
 
 
Ai-je le droit d’écrire,
 
D’être nommé poète,
 
De parler de ces choses
 
Qui font mourir les hommes,
 
D’être vivant encore
 
Quand tant d’autres sont morts
 
Et d’aligner des mots
 
Comme on peint des tableaux ?
 
 
 
Oui, peut-être le puis-je,
 
En vertu de ce droit qui permet aux humains
 
De résister au mal en cueillant la beauté,
 
En lançant à tous vents l’écho d’une parole
 
Qui apaise les cœurs en les faisant rêver.
 
 
 
Mais il y a encore ces guerres sans répit
 
Ravageant des contrées,
 
Le fanatisme aveugle et ses jeux de terreur,
 
Les dogmes sans pensée qui veulent imposer
 
Aux âmes endormies de fausses vérités,
 
L’obscurantisme épais qui occulte la paix,
 
Et cette avidité qui sait bien se cacher,
 
Qui sous de faux semblants cherche à mieux posséder,
 
Le règne des tyrans, despotes meurtriers,
 
Dont la cupidité ne cesse de grandir,
 
Entravant tout bien-être et toute liberté…
 
 
 
J’en ai honte d’écrire,
 
D’être nommé poète,
 
De me gorger des mots comme d’un vin de fête,
 
De ne rien pouvoir faire pour changer tout cela
 
Si ce n’est soutenir tous ces vaillants héros
 
Qui agissent vraiment ici, là-bas, sans trève,
 
Pour nous sauver un peu de toute corruption
 
Et toute destruction.
 
 
 
Alors, en leur rendant hommage,
Il me semble, peut-être, avoir le droit d’écrire 
                    et me dire poète.
 
        
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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 15:31

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                    LE  TRIPTYQUE  DE  LA   PAIX    (1)

 

                  Fugace, elle écrit en arpèges

Une ligne de moments calmes,

Elle ressemble un peu

A un jardin perdu

Peuplé d’hortensias blancs

Et de lys odorants…

 

On la cherche souvent

Au profond d’un silence

Quand le monde endormi

Laisse veiller les cœurs

Et on l’attrape au vol

Comme une plume vive

Qui, soyeuse et légère,

File à travers nos doigts…

 

Lorsque l’on a saisi

Sa nature première

Si subtile et discrète

Qu’elle en paraît diaphane,

On connaît l’alchimie

Des extases divines,

Cette impression d’azur

Qui, d’un coup de pinceau,

Transmute en clair pastel

Nos brumes primitives…

 

 

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 LE  TRIPTYQUE  DE  LA  PAIX    (2)

 

 Qui donc est-elle ?

 

Elle, que chaque cœur appelle,

 

Elle, toute légère d’ailes,

 

Plus fraîche qu’une pluie du ciel,

 

Elle, limpide et calme

 

A la cime bleue de nos âmes.

 

 

 

Pour qui vient-elle ?

 

Elle que chaque cœur épelle,

 

Elle, trop éphémère et telle

 

Que nul être humain ne la scelle

 

Pour un temps qui soit éternel.

 

 

 

Sur notre terre folle et belle,

 

Elle s’envole à tire-d’aile,

 

Aussi radieuse que cruelle,

 

Vive, volage et irréelle.

 

 

 

Chaque humain la rêve fidèle,

 

Elle fuit comme une hirondelle,

 

Bienheureux seront les pays

 

Sur qui son étoile aura lui,

 

Même un instant succinct de vie,

 

L’instant d’un songe d’harmonie…

 

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                        LE  TRIPTYQUE  DE  LA  PAIX      (3)

 

         Sous les voûtes ombreuses

D’une forêt profonde,

Elle est là qui sommeille

Sur la mousse très douce tapissant les racines

D’un arbre séculaire

Dont frémissent en vert les feuillages légers

Sous l’effet délicat d’une brise timide…

 

Au bord d’un étang sombre

Où se mire la lune,

Elle est là qui scintille

Quand tout repose autour, quand les rêves s’envolent

Tels de belles comètes sillonnant l’infini,

Jusqu’au lieu de beauté qui hante nos consciences

Et dont seule la nuit nous livre les secrets…

 

Sur la crête des vagues

Aux rebords écumeux

Qui s’enroulent et dansent en sonores cadences,

Elle est là qui se berce

Au rythme régulier de la houle envoûtante

Quand la conscience en veille abandonnant ses luttes

Efface toute image au coeur pur du roulis,

Tel un petit enfant qui s’éveille à la vie…

 

 

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 20:19
                  
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           LE TRIPTYQUE  DU  RAYONNEMENT  (1)
 
          Il chante au fond de l’âme
Des berceuses très tendres qui n’ont pas de paroles…
 Sur le visage,
Il ne se montre pas avec ostentation,
Simplement il y peint, tel un nimbe fragile,
Une éclosion d’aurores…
 
Palpitant jour et nuit au rythme doux du cœur,
Il génère un bonheur serein.
On l’aperçoit parfois qui projette l’éclat
De sa flamme intérieure,
Comme une braise ardente couvant au creux du feu
Ses palpitations chatoyantes…
 
Il fait parfois songer à ces lampes mythiques
Que l’on rêve trouver en terre d’Atlantide,
Dont la lueur étrangère à tout courant visible
Rayonne d’elle-même une intense clarté
Aux blancheurs perpétuelles…
 
Il suscite l’envie, tel l’anneau du Gollum,
Mais son pouvoir n’est pas d’essence maléfique,
Bien qu’il soit tout-puissant, splendide, invulnérable…
 
Il est la clef de voûte, la pierre philosophale
Donnant sens à la vie : il est l’amour profond.
 
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              LE TRIPTYQUE  DU  RAYONNEMENT  (2)
 
                            
 
                Les murs noirs enfermant l’esprit
 
Peu à peu se sont effacés
 
Tels des nuages en partance
 
Vers un ailleurs illuminé
 
 
 
Puis doucement se sont dissoutes,
 
Dans la poussière des souvenirs,
 
Toute brisure, toute fêlure
 
Qui nous taraudent et nous déchirent
 
 
 
Et peu à peu s’est éveillée
 
Cette  douce lueur palpitante
 
Fine comme un grain de rosée
 
Qui reflète la paix divine,
 
 
 
Lentement le calice mystique
 
A fleuri au sein de tout être
 
Ouvrant ses beaux pétales d’or
 
Bien au-delà des mots, des dogmes,
 
 
 
Un geyser mauve et violet
 
S’est lancé jusqu’au bleu des nuées
 
Emportant nos pensées futiles
 
Et nos actes si infantiles
 
 
 
                        La compassion universelle
 
Qui nous relie tous d’âme à âme
 
S’est révélée telle un sésame
 
Etre une valeur essentielle


La lampe éclairant nos chemins
 
S’est enfin posée dans nos mains
 
Pour nous conduire avec bonheur
 
Vers la roseraie de nos cœurs.


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                       LE TRIPTYQUE  DU  RAYONNEMENT  (3)
 
 
 
                        Plus fort qu’une tempête ou bien qu’un ouragan
 
Plus fort qu’un tsunami ravageant cent pays,
 
Rien ne peut l’arracher
 
Des rivages du cœur
 
Où il s’est amarré
 
Par mille ancres d’acier.
 
Plus droit qu’un haut pilier des plateaux pétroliers
 
Il fore au fond de l’âme de grands soleils en flamme,
 
Plus précieux que l’or noir convoité par les hommes,
 
Il sème en leur esprit
 
Ses pierreries mystiques.
 
On ne sait le nommer que de mots imparfaits
 
Car sa pure nature est d’essence divine,
 
Il ressemble peut-être
 
A une boule chaude aux contours de lumière
 
Qu’on tiendrait dans sa paume
 
Tel un oiseau tout doux…
 
Il rayonne l’amour et la mansuétude
 
                   Et la vraie compassion des êtres fraternels.
 
C’est un trésor caché
 
Que chacun peut trouver,
 
Il suffit d’entrouvrir la conscience endormie
 
Pour voir, tel une étoile illuminant la nuit,
 
Sa beauté se répandre en reflets infinis…
 
 
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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 13:40
 
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LE   TRIPTYQUE  DE  L’AVENIR    (1)               
 
Lové dans son chagrin,
Le cœur pleure et s’enferme
Il se cache, il a peur,
Il ne croit plus en rien,
Rebelle et obstiné, il ne veut plus lever
Son regard vers plus tard,
Son espoir vers ailleurs…
 
La roue tourne pourtant
Depuis l’aube des temps.
D’un long fil invisible
S’étirent les destins
Dans un ballet secret
De causes et d’effets…
 
L’âme apprend chaque jour
Des erreurs du passé,
Se nourrit dans l’éclat
D’un présent de sagesse,
Chaque jour évolue,
Apprend et s’émerveille…
 
Demain sera tout autre,
Ou meilleur ou moins doux,
Mais il sera toujours
L’aujourd’hui d’un futur
Que nous saurons créer, pétrir et modeler
Par de nouveaux efforts et de grands enthousiasmes…
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                    LE  TRIPTYQUE DE L’AVENIR  (2)       
 
 
                            Dis, que voudrais-tu faire ?
 
 
 
 -Etre cueilleur de vents
 
ou bien chasseur de vagues
 
ou bien souffleur de pierres.
 
 
 
 Ce n’est pas un métier !
 
 
 
 -Je veux être un dormeur
 
un jardinier de paix
 
un fontainier de rêves.
 
 
 
 Cela ne sert à rien !
 
 
                                       
                              -Je serai un nuage
 
un bout blond de soleil
 
un morceau d’océan.
 
 
 
Cela n’est pas possible !

 
 
                             -Alors je deviendrai
 
un petit coin d’esprit
 
un forgeur d’utopies
 
un graveur de défis
 
qui jamais n’aura peur
 
                             d'affronter l'impossible… 
 
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