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  • : Le blog de Frédérique Ramos, poète.
  • : Ce blog a pour objet de partager mon univers artistique: Poésie, Musique, Arts...
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  • Frédérique STERNBERG-RAMOS
  • J'écris de la poésie depuis que j'ai quinze ans: c'est une passion! J'aime chanter (choeurs et chant lyrique au Conservatoire). Je prends aussi plaisir à dessiner et peindre, à lire, à écouter de la musique.
J'aime beaucoup les animaux et tous ces magnifiques paysages que nous offre la nature partout dans le monde...
  • J'écris de la poésie depuis que j'ai quinze ans: c'est une passion! J'aime chanter (choeurs et chant lyrique au Conservatoire). Je prends aussi plaisir à dessiner et peindre, à lire, à écouter de la musique. J'aime beaucoup les animaux et tous ces magnifiques paysages que nous offre la nature partout dans le monde...

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 15:36
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                                          ENFANCES   (1)
 
  Deux grands yeux bien ouverts semblent scruter le monde :
Un gouffre de questions et d’émerveillements,
Tout commence en tendresse, en gestes caressants,
En sommeils prolongés, en câlins, en baisers…
Puis s’affinent les goûts, puis s’esquissent les pas,
Le tout-petit grandit et son sourire aussi…
L’enfance a épanoui ses pétales de soie,
Toute fragile encore de rosée d’existence
Et tout cela nourrit un désir de conquête,
L’irrépressible envie d’admirer toutes choses,
Car le soleil écrit des partitions d’or rose
Le soir, quand le couchant flamboyant et splendide
Eclaire le chemin qui revient de l’école.
On les peint en dessin sur des feuilles Canson
Avec un pinceau fou qui balaie la palette
Pour fixer la magie de l’instant disparu…
Puis le regard sérieux apprivoise les signes,
Les paroles des livres, les notes des solfèges,
Les codes se dévoilent à l’esprit impatient
De tout cueillir au vol comme on prend au filet
Un jeu multicolore d’agiles papillons.
Tout va si vite au gré des heures quotidiennes
Rythmant la vie d’enfant de l’école aux vacances !
C’est comme un tourbillon emportant pêle-mêle
Les paroles sucrées des mamans adorantes,
Les visages si doux des grands-parents aimants
Et les petits minois graves ou malicieux
Des copains de la classe aux tabliers froissés…
C’est l’ère-sortilège où planent des mystères
Qui sans cesse dans l’air flottent comme des ailes
On s’étonne, on demande, on mûrit et raisonne
Et s’en vont l’innocence et sa calme quiétude
Quand le monde semblait si simple et si parfait.
Ainsi passe l’enfance aux grands yeux de magie
Trop pressée de connaître un monde plus complexe
Oublieux de ses songes et de ses utopies…
Si l’on ose pourtant, tel un aventurier,
Plonger au plus profond de notre subconscient,
On y verra toujours, pur et resplendissant,
Fleurir le beau rosier de notre âge d’enfant
Dont les fleurs n’ont jamais cessé de parfumer
Les champs si transparents de notre âme candide
Toute embuée de grâce et de sérénité…
 
 
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                             ENFANCES   (2)
 
               Souvenirs de l’enfance aux couleurs des saisons,
Le temps apprivoisé se goûte lentement.
C’est l’automne aux tapis de feuilles mordorées
Sous la bise froissant les foulards trop légers,
Les arbres dépouillés de l’hiver et le gel,
Et les cristaux de neige accrochés aux fenêtres,
Les glissades, les cris, le silence tout blanc,
Ce grand dépouillement effrayant un peu l’âme…
Puis les bourgeons rosés du printemps renaissant,
Cette sève de fièvre emportant la conscience
L’image de l’aimé reflétée sur les cieux
Ondulant sur les eaux des lacs opalescents
Tandis que l’air caresse les vergers en fleurs…
Ont suivi les étés aux chaleurs de fournaise
Ensorcelant les sens sous leurs brûlantes braises…
Puis vint l’oubli des livres qui ne peuvent plus
Combler l’immense envie de dévorer la vie,
Les poèmes écrits nuit et jour en ivresse,
Le cœur immensifié qui s’élargit sans cesse
Amoureux d’horizons de plus en plus lointains,
Il y a eu parfois la perte des aimés,
Ce départ vers ailleurs que l’on ne comprend pas,
Le fracas des chagrins qui brisent l’avenir,
Nimbant de brume sombre un futur obscurci…
Puis à nouveau l’éclat des moments magnifiés
Quand l’existence enfin redevenue clémente
Rend à l’enfant confiant tous ses droits au bonheur.
Tout cela se bouscule au fond de nos mémoires…
Dans le grenier secret de chaque être sommeille,
Comme un tableau de maître en un musée précieux,
Le jardin de l’enfance à jamais éternel.
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                          ENFANCES   (3)


 Connaissez-vous ces jours où l’âme est en errance,
 
En quête d’aventure intime et mystérieuse
 
Quand, marchant par les rues, vous croisez des passants
 
Qui semblent eux aussi s’en aller au hasard
 
Au gré de leur humeur, n’importe où, quelque part ?
 
J’ai souvent, dans la ville, attrapé leur regard,
 
Etonné d’y trouver une trace d’enfance,
 
Comme une lueur enfouie qui éclaire en cachette
 
Leur visage sérieux, impassible ou hautain.
 
J’ai discerné les jeux du gamin malicieux
 
Tapi sous le chapeau d’un banquier affairé
 
Et les rires joyeux d’une fillette espiègle
 
Sous l’iris orageux d’une dame sévère.
 
Et plus je m’appliquais, plus je voyais surgir,
 
Comme en un rêve fou d’auteur surréaliste,
 
Ce moi superconscient ayant les yeux d’un âge
 
Où vivre flamboyait à chaque éclat de temps.
 
Oui, j’en suis bien certain, chacun aura beau faire,
 
Quel que soit son métier, son nom ou sa fortune,
 
Sa faiblesse apparente ou son pouvoir suprême,
 
Il ne pourra renier cette époque pastel
 
Qui paillette parfois de clarté sa prunelle,
 
Révélant en l’instant d’un battement de cil
 
L’insouciant enfant qui vit toujours en lui
Sensible et délicat, émouvant et fragile…
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                         ENFANCES      (4)

 

                    Enfances, parlez-nous de vous…

Fûtes-vous douces ou amères ?

Surtout, ne croyez pas, amis,

Que le seul fait d’être un enfant

Veuille dire un plaisir, un épanouissement,

Car il est une enfance au bord sombre des rues

Qui rôde dans la nuit loin des cocons douillets,

Sans parents pleins d’amour prêts à la protéger,

Une enfance qui pleure en solitude amère

N’ayant pas même envie d’ébaucher un futur,

Une enfance victime assommée par les coups,

Une enfance oubliée que les grands ne voient pas,

N’ayant pas même envie de parler avec elle.

Bien-sûr, heureusement, il en est de joyeuses

Qui courent dans les champs en riant aux éclats,

Qui dégustent la tarte aux fruits encore tièdes,

Qui dort, l’âme comblée, dans des lits de douceur

Où les rêves sont rêves et non pas cauchemars,

Où l’on ne tremble pas, où l’on n’a pas besoin

De songer avec peur aux maux du lendemain.

Que reste-t-il pour trace de ces jours passés

Qui ne reviendront plus émailler nos destins ?

Sont-ce des cicatrices ou des greniers heureux

Tout encombrés de jouets et de souvenirs tendres ?

Enfances, s’il est vrai qu’on ne peut rien changer

A ces temps révolus qui vous ont façonnées,

N’oubliez pas, surtout, que vous pouvez, adultes

Ecrire votre histoire comme vous le souhaitez

En lettres de courage, en pages de fierté

Pour un bonheur tout neuf que vous saurez créer.

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 14:45
    
                                
 UN MATIN D’AUBE PURE…
 
Un matin d’aube pure où le ciel semblait rire,
Ensatiné de rose, palpitant d’or léger,
Je me pris à penser,
Laissant vagabonder par les vitres ouvertes mes fleuves de questions…
Les mésanges qui viennent au bord de la fenêtre goûter les miettes fines
Me fixent puis s’envolent vers leurs nids cachés…
Certaines dans ma main sont venues se poser,
Sans crainte, pacifiant leur petit cœur fragile…
Alors je m’interroge avec perplexité
Sur le sens mystérieux de nos destins humains.
Comme l’oiseau j’étends mes ailes spirituelles
Qui m’emportent soudain vers un espace vierge dans l’au-delà des vies…
Quelque part est tracée une carte secrète
Où brillent les sentiers qu’il nous faut emprunter.
Je vois se dessiner des villes de douleur, des montagnes d’épreuves,
Et parfois des étangs bleuissant les contrées d’une aura de bonheur…
Je vois s’amonceler des tempêtes énormes
Ou surgir des soleils magnifiant nos parcours,
Je ressens l’Existence en son essence intime
Tandis que se dévoile, au loin, resplendissante,
Une Porte nimbée de mille et une teintes,
Notre esprit va vers elle, irrésistiblement,
Impatient de l’ouvrir pour enfin tout connaître…
Et je plonge à travers les grands mâts de nuages,
Je suis sur la fenêtre où s’est posé l’oiseau,
Mon cœur se noue au sien, je perçois son langage et je redeviens « moi »,
Sachant que j’ai pouvoir de choisir mes chemins
Jusqu’à la Porte ultime aux couleurs flamboyantes …
 
 
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                            Y AURAIT-IL UN VENT DE L’AME ?
 
                               Y aurait-il un vent de l’âme
 
Ce frissonnement intérieur
 
Annonciateur d’un changement
 
Dans la vie des humains ?
 
Ces moments de magie
 
Où la conscience en fête
 
Fait une découverte,
 
Quelque chose est changé
 
En la claire demeure
 
De notre être intérieur,
 
Quelque chose qui fait
 
Que tout sera plus beau
 
Plus simple, plus étrange
 
Plus tendre ou plus splendide,
 
Quelque chose qui nous grandit
 
Peignant sur nos visages
 
La marque d’une transcendance
 
Comme une évanescence d’étoile
 
Dérobée au cosmos…
 
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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 19:04
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                             MERCI
 
Merci à chaque objet qui m’a accompagné,
Au bol de chocolat tout fumant le matin
Qui se love bien rond tout au creux de la main,
Au manteau doux et chaud protégeant des gelées
Dans l’aube verglacée des hivers enneigés,
Au livre passionnant qui emporte l’esprit
Hors du temps, hors du monde en de lointains pays
Que l’imagination fait jaillir par magie,
Aux disques préférés qu’on aime à réentendre
Et à toutes ces choses familières et tendres…
 
Merci à toi l’oiseau, l’arbre, le vent, le ciel,
A toutes les couleurs riant dans la nature,
A toutes les espèces, toutes les créatures
Du plus petit insecte à l’énorme éléphant,
A ce qui vole, nage ou galope en l’air pur,
A ces rares trésors que la terre amoncelle,
A la fleur délicate, aux rubis, aux diamants,
Souterraines splendeurs, éphémères merveilles,
Aux sourires pastels des cerisiers si blancs,
Aux vergers receleurs de fruits appétissants…
 
Merci à l’être humain quand il se montre bon,
Quand la femme aux yeux doux protège son enfant,
Quand le guerrier vaillant fait le don de son sang,
Quand l’homme courageux sauve ses compagnons,
Au peintre et au poète, à tous les créateurs,
Aux cueilleurs de beauté, aux semeurs de bonheur
Qui nous font respirer les saveurs d’existence,
Non pas celles d’argent, d’illusoire puissance
Mais celles qui fleurissent notre quotidien
Et donnent un vrai sens à nos humbles destins…
 
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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 06:48
Couverture du recueil de poésie Le Livre des Triptyques
VOICI MON DERNIER LIVRE QUI VIENT DE PARAITRE.
 

Quelques extraits:

 

4ème de couverture recueil Le Livre des Triptyques 001

   

Le seul titre si symbolique de cet ouvrage « Le Livre des Triptyques » est par lui-même déjà garant de qualité.
 
L’origine de ce vocable vient du grec « TPITTUXO », plié trois fois, mais fait surtout en notre mémoire référence à la Trinité chrétienne, à l’emblème Terre, Ciel et Eau, et aussi aux trois rêves secrets de l’alchimiste, apporter le salut à l’humanité.
 
Personnellement, je rapprocherais plus précisément ce triptyque poétique de Frédérique Sternberg-Ramos du fabuleux « Jardin des délices » de Jérôme Bosch.
 
Pareil à un mystère initiatique, approchons-nous des déclinaisons de Frédérique Sternberg-Ramos. Qu’elle s’exprime à nous en prose ou en vers, je n’ai toujours rencontré chez elle que préciosité, onirisme, légende et raffinement, le tout festonné d’une délicatesse princière. La beauté s’y trouve sublimée, comme si le ciel voulait s’approprier tout ce qui contient du sacré.
« Il est un ciel caché d’un rose impénétrable
Passant par le bord doux d’un nuage perdu… »
Notre poétesse porte son regard vers le ciel et se laisse guider par les vents. Chaque nouvelle œuvre est un don de l’au-delà, oserais-je dire un cadeau des « dieux ? ».J’esquisserai la formule !
Elle nous invite toujours à voyager comme des nomades dans le désert mystique, dans ses mondes parallèles, avec en prime une touche animiste.
Elle est fascinée par les grands arbres d’Afrique, elle chante les hautes terres fragilisées.
« Le Grand Arbre palpite et rayonne alentour… »
Elle possède toujours cette délicatesse verbale de nous faire basculer dans la douceur, la tendresse, la prévenance.
Ses poèmes se présentent à nous comme un sourire, un effleurement. D’une juste métaphore, elle estompe les noirceurs de l’adversité :
« Et que toute âme humaine apprenne la candeur. »
Sur le parvis du temple de sa poésie, quelques petits personnages séraphiques « Gardiens du Domaine » sont en faction, c’est sa manière à elle de combler les sillons de l’absence…
Nous avançons pas à pas dans le labyrinthe de l’initiation, un monde d’entre deux, un espace chargé de mystère cosmique, un univers de rêve, de paix, d’amour et d’équité, si fragile si éphémère.
« Prends garde, car le temps va effacer tes traces »
À l’aune de sa poésie, Frédérique Sternberg-Ramos témoigne du drame de la terre victime de l’inconscience et de l’agitation de ses locataires, les plus irresponsables de tous les prédateurs, l’homme, cet effroyable fossoyeur.
« Ton monde tout entier peu à peu va s’éteindre. »
« Hommes, je vous accuse de meurtre avec préméditation… »
Bien pertinente vision prémonitoire.
Mieux vaut laisser le vent tourner les pages, judicieuse prudence, sage réserve !
Cette poésie contient les reflets d’une intense sagesse, ainsi que d’une expérience profonde, toujours soulignée d’une pointe d’ésotérisme, afin peut-être de mieux tendre vers l’ineffable.
Frédérique Sternberg-Ramos joue merveilleusement avec les formules et les images poétiques, chez elle tout devient lucide transcendance.
 
Alors ouvrez ce « Livre des Triptyques » comme un viatique, un recueil de transmission porteur de toute une gamme de nuances d’humanisme et d’amour pour les générations à venir. Un chant où l’homme doit très vite se ressaisir.
« La force du destin est-elle vaincue par l’homme
Quand il se lève enfin, l’âme remplie d’audace
Prêt à livrer bataille pour transformer son monde ?... »
La poésie délivre ce cri qui peut-être interrogera l’humanité, c’est pour cela que notre fidèle amie écrit, tout simplement pour retrouver le vrai regard d’un Homme !
Michel Bénard.
Lauréat de l’Académie française.
Chevalier dans l’ordre des Arts et Lettres.
 

 

 

Le Livre des Triptyques

 

 

Le Triptyque de l'Arbre  (1)

   

  

 
 
 
Cueilleur des vents qui vont et viennent
Sur le treillis de ses feuillages,
Il règne, il rêve…
Il scrute avidement le ciel souvent mouvant
Que sillonnent sans fin des nuées voyageuses,
Il offre asile aux nids, aux fruits, aux fleurs
Et se laisse à l’automne dépouiller de ses feuilles
Qu’il regarde voler vers un ailleurs lointain…
 
Car il aimerait tant,
Loin des racines denses et des troncs si pesants,
Vivre une vie nomade et partir au désert
Voir les lunes dormir sur les dunes dorées
Loin de ses verts royaumes dont son âme est lassée…
 
Puis visiter l’Afrique,
Les terres exotiques dont les oiseaux rapportent
Des contes merveilleux,
Sentir d’autres parfums émaner de la terre,
Ecouter d’autres peuples incanter à genoux
Les déesses des pluies ou les dieux du soleil…
 
Puis monter vers l’azur
Découvrir les sommets de silence éternel,
Cette blancheur glacée des cimes impalpables
Comme un rêve de nacre exalté par l’aurore…
 
Son écorce est rugueuse
Mais ses branches noueuses s’habillent de velours,
De feuilles couleur mousse aux visages si tendres
Que les ailes s’y posent comme sur un berceau…
Graveur d’histoires, il sait
L’étrange destinée des bêtes et des hommes
Qui près de lui vécurent d’éphémères moments…
Il résiste aux tempêtes et défie les éclairs
C’est comme si son cœur, au creux de la forêt,
Battait la joie, l’espoir et la force de vivre,
Ce qui nous fait lutter chaque jour en peu plus
Et chercher la lumière qu’on croit avoir perdue…
 
Dispensateur de l’ombre aux fraîcheurs bienfaisantes,
Sourcier de la lumière accrochée aux ramures,
Il impose respect
Au fin fond des forêts qui scellent son mystère
Dans la magique aura des immenses clairières…

 

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  Le Triptyque de l’Arbre  (2)

 
 
Quand le printemps revêt de blancheur chaque branche,
L’abricotier, très fièrement dans le verger,
Fait concurrence au cerisier.
Puis s’envolent et meurent les pétales rosés,
Laissant place au mystère du fruit caché qui naît…
 
L’arbre devient porteur des œufs d’ocre et de miel
Qui peu à peu revêtent un ovale parfait,
Une sorte d’orange-jaune velouté
Promettant des saveurs sucrées…
 
L’abricotier, parfois, penche ses lourds branchages,
Et laisse s’échapper, d’un geste généreux,
Sur l’herbe fine et douce, un de ses fruits précieux.
 
Plus souvent, avouons-le,
C’est un oiseau gourmand des tendres abricots
Qui vient, d’un bec pointu, piquer la chair fondante,
Sous le regard furieux des humains impuissants…
 
Les délices juteux sont ainsi disputés
Entre l’homme et l’oiseau tout au long de l’été
Jusqu’au moment où l’arbre, un peu mélancolique,
Dépouillé de ses fruits retrouve sa verdure…
 
Bientôt viendra l’automne et le sommeil du froid
Jusqu’au jour rayonnant
Où les bourgeons craquants au goût de bonne sève
Darderont  vers le ciel leur pointe rose et douce…
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Le Triptyque de l’Arbre  (3)
 
 
Il est le Gardien du Domaine
Le roi de la savane qui détrône les lions
Car l’ombre majestueuse
                                         danse sous ses feuillages
Dispensateur de paix
                                         sa fraîcheur est sacrée
Il est le porteur noble des pensées des vents
On sommeille à loisir sous ses rameaux pesants
Et les rêves s’exaltent
Dans l’aura d’émeraude entourant ses branchages
On ne sait plus son nom
                                        aux étranges vocables
On l’appelle « Grand Arbre » ou « L’Ancêtre-qui-sait »
En son cœur végétal dorment bien des secrets
Il en a vu des hommes aux peaux brunes et blanches
Venir lui raconter leurs deuils et leurs amours
Et des fauves repus alanguis de bonheur
Calmes comme un enfant sous ses berceaux de jade
Savourer longuement l’or pourpre du couchant…
Où donc vont ses racines
                                        dans ce sol si aride ?
Et quelle eau le nourrit
                                        mystérieuse et propice
Qui l’aide à façonner son tronc si magnifique ?
Immobile et serein sous le soleil de braise
Le Grand Arbre palpite et rayonne alentour
Le charme si troublant
                                     de l’envoûtante Afrique.
 
 
 

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Cueilleur des vents qui vont et viennent
Sur le treillis de ses feuillages,
Il règne, il rêve…
Il scrute avidement le ciel souvent mouvant
Que sillonnent sans fin des nuées voyageuses,
Il offre asile aux nids, aux fruits, aux fleurs
Et se laisse à l’automne dépouiller de ses feuilles
Qu’il regarde voler vers un ailleurs lointain…
 
Car il aimerait tant,
Loin des racines denses et des troncs si pesants,
Vivre une vie nomade et partir au désert
Voir les lunes dormir sur les dunes dorées
Loin de ses verts royaumes dont son âme est lassée…
 
Puis visiter l’Afrique,
Les terres exotiques dont les oiseaux rapportent
Des contes merveilleux,
Sentir d’autres parfums émaner de la terre,
Ecouter d’autres peuples incanter à genoux
Les déesses des pluies ou les dieux du soleil…
 
Puis monter vers l’azur
Découvrir les sommets de silence éternel,
Cette blancheur glacée des cimes impalpables
Comme un rêve de nacre exalté par l’aurore…
 
Son écorce est rugueuse
Mais ses branches noueuses s’habillent de velours,
De feuilles couleur mousse aux visages si tendres
Que les ailes s’y posent comme sur un berceau…
Graveur d’histoires, il sait
L’étrange destinée des bêtes et des hommes
Qui près de lui vécurent d’éphémères moments…
Il résiste aux tempêtes et défie les éclairs
C’est comme si son cœur, au creux de la forêt,
Battait la joie, l’espoir et la force de vivre,
Ce qui nous fait lutter chaque jour en peu plus
Et chercher la lumière qu’on croit avoir perdue…
 
Dispensateur de l’ombre aux fraîcheurs bienfaisantes,
Sourcier de la lumière accrochée aux ramures,
Il impose respect
Au fin fond des forêts qui scellent son mystère
Dans la magique aura des immenses clairières…
         
                         
 
         
         
         
         
         
         
         
         
 
         
         
         
         
          
 
         
         
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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 07:27
           
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BONNE ANNEE 2012 !
 
A toutes celles ou tous ceux qui voyageront quelques instants sur les mots, images et musiques de ce blog,
je souhaite une heureuse nouvelle année:
   
SANTE 
    
    VIE MEILLEURE  
 
        PAIX DE L'AME   
            DES TONNES D'AMOUR ET DE TENDRESSE
 
                     PROSPERITE  ET CREATIVITE
 
et .... et.... et......  tout ce qui peut vous apporter la joie
et la force de  continuer sur le dur chemin d'existence!!
 
Sincères bonnes pensées!
 
Frédérique.  
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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 18:27
 
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L'automne promène ses feuilles d'ocre
au son mélancolique d'un vent perdu,
 
tandis que nos pensées s'acheminent
vers leur épanouissement intérieur...
 
Sous le silence épanoui des forêts,
s'opère la métamorphose du vert en pourpre,
 
et dans le bercement de nos pas sur la mousse
résonne une musique splendide et triste
qui parle de l'éphémère voyage de l'âme sur la terre… 
 
 
 
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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 17:40

 

 

 
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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 16:15
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               LA CHANSON DE   « LUTTE ANTI-SOMBRE »

                     (Texte protégé , en attente de compositeur) 

 

 

              COUPLETS

                        1

Dans le matin, des ombres vont,

Dans le brouillard, des ombres font

Des dessins gris sur les trottoirs,

Dans leur cœur lourd règne le soir,

Leur âme a quitté tout espoir.

 

                         2

Dans le matin naît ma chanson,

Pour tous ceux qui tournent en rond,

Ceux qui ne peuvent plus rien voir,

Plus rien attendre ou plus rien croire,

C’est si triste un cœur peint en noir,

 

                          3

Dans ma chanson, je mets du bleu,

Couleur d’un ciel aux vents radieux,

Des vents qui chassent les chagrins,

Qui les emportent tellement loin

Qu’on oublie leurs sombres desseins.

 

 

                    REFRAIN

 

Dans ma chanson, je mets tout ça

Et puis je vous l’offre à pleins bras,

C’est la chanson contre les ombres,

La chanson de lutte anti-sombre.

 

                             4                    

 

 Dans ma chanson, j’écris des mots

Qui rendent les matins plus beaux,

Des mots magiques au goût subtil

Qui vont, par les rues de la ville,

Rendre les âmes plus tranquilles.

 

                             5

Dans ma chanson, je mets des fleurs

Qui naissent sur le bout du cœur,

Je mets des vœux et des promesses,

Des pensées de délicatesse,

Et des paroles de tendresse.

 

                              6

Prenez ma chanson du matin,

Elle est peuplée d’oiseaux sereins

Qui vous suivront d’un vol fidèle

Et vous feront ouvrir vos ailes

Sur un monde aux couleurs pastel.

 

                    REFRAIN

 

     Paroles de Frédérique RAMOS

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 17:52

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                  QUI  NE  CONNAIT  LA  PEINE…

 

 

 

              Qui ne connaît la peine

 

Envahissant le cœur

 

Telle une vague amère

 

Laissant trace d’écume,

 

Ce sel gris de paroles

 

Qui ont su blesser l’âme,

 

Fêlures impalpables

 

Qui ont fait tant de mal ,

 

 

 

Qui ne connaît la brume

 

Des vaines  obsessions

 

Qui cachent les soleils

 

Et  font mourir l’espoir

 

En gonflant  à loisir

 

Leurs  fantômes stériles

 

Que nous laissons grossir

 

Comme des lunes noires,

 

 

 

 Qui ne connaît le poids

 

Des souffrances profondes

 

Qu’on s’inflige à soi-même

 

En ne les chassant pas,

 

Ouvrant notre être faible

 

A leur emprise extrême

 

Sans comprendre  vraiment

 

Qu’elles nous seront fatales,

 

 

                         Qui ne connait pourtant

 

 

L’antidote  infaillible,

 

Il est comme un ciel pur

 

Effacé de nuages,

 

Quand notre volonté

 

Exile sans pitié

 

Tous les brouillards mauvais

 

Qui nous emprisonnaient,

 

 

 

Eteignons une à une

 

Ces visions assombries

 

Dansant le carrousel

 

De démons ennemis,

 

Nous reverrons enfin

 

Rejaillir les rayons

 

Eclairant nos sentiers

 

De confiance sereine,

 

 

 

Acceptons  pour  épreuve

 

Nos brisures, nos pertes,

 

Ressuscitons nos cœurs

 

D’amitié non de crainte

 

D’amour non de rancune,

 

Nous serons à nouveau

 

Comme un enfant fragile

 

Libéré de la peur

 

Dans les bras de sa mère,

 

 

                         Qui lira ce poème

 

 

Aura gravi les routes

 

Escarpées de la vie,

 

C’est notre sort humain,

 

Notre lot fraternel,

 

Alors je le salue

 

Et  lui souhaite clarté,

 

Au puits de ses pensées,

 

 

 

Nous nous verrons peut-être

 

Au détour d’un chemin,

 

Lisant dans nos regards

 

Le défi aux destins,

 

Ce regard pénétrant

 

Encore empreint de larmes

 

                     Qui n’est plus que tendresse

 

Et douce compassion…

 

 

 

 

 

Frédérique Sternberg-Ramos

 

 

 

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 10:22

 

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La lumière souvent vient chercher les fontaines

Pour tresser avec l'eau des images du ciel

Pour tapisser de paix ses rêves intérieurs

Elle aime à inventer des tableaux aquatiques

Que, d'un pinceau léger, sans cesse elle parfait...

Elle joue la candeur en touches de reflets

Opaline, elle irise les vasques nacrées

Sous l'intime douceur de sa virginité...

 

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Chaque fontaine a sa légende

Chaque légende a sa fontaine

Des histoires de belles

Aux longs cheveux flottants

Qui s'en vont en secret

Attendre un fiancé,

Des visions de licornes

Qui, sous les lunes blanches,

Vont humer la fraîcheur

Des jets d'eau cascadant,

Et des contes d'oiseaux

Aux plumages magiques

Qui parlent des langages

Inconnus des humains.

Les légendes ont chanté

La beauté des fontaines,

Les fontaines racontent

Les plus belles légendes...

 

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