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  • : Le blog de Frédérique Ramos, poète.
  • : Ce blog a pour objet de partager mon univers artistique: Poésie, Musique, Arts...
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  • Frédérique STERNBERG-RAMOS
  • J'écris de la poésie depuis que j'ai quinze ans: c'est une passion! J'aime chanter (choeurs et chant lyrique au Conservatoire). Je prends aussi plaisir à dessiner et peindre, à lire, à écouter de la musique.
J'aime beaucoup les animaux et tous ces magnifiques paysages que nous offre la nature partout dans le monde...
  • J'écris de la poésie depuis que j'ai quinze ans: c'est une passion! J'aime chanter (choeurs et chant lyrique au Conservatoire). Je prends aussi plaisir à dessiner et peindre, à lire, à écouter de la musique. J'aime beaucoup les animaux et tous ces magnifiques paysages que nous offre la nature partout dans le monde...

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 17:04

fleurs rouges-copie-1 

 

 

              JUILLET

 

 

 L’oiseau d’une pensée

Prend son vol doucement,

Puis se fond dans l’instant

Pour y mieux scintiller,

 

Se tait le bruit des mots

Qui encombrent l’esprit,

Un long vent d’infini

Plonge l’âme en repos.

 

L’heure de vacuité

Coule à gouttes légères,

Embuée de lumière et de sérénité…

 

 

                  ***

 

 

 Ecouter quelque chose émerger du silence

A l’heure mystérieuse où l’aurore frémit,

Quelque chose de fin, suave et délicat

Qui flotte au bord de l’âme,

Pareil à une plume oubliée par un ange

A la fois hésitant, scintillant et fugace,

Quelque chose qui aime à jouer dans les reflets

Pour mieux nous échapper,

Quelque chose d’intense

Que l’on pourrait peut-être appeler le bonheur…

 

 

 

 

                                    AOUT

 

 

              C’est parfois peu de chose que le réconfort,

              Un sourire donné au détour d’une rue

              Quand l’âme un peu trop triste a des pensées de pluie,

              Un mot que l’on vous dit et qui résonne en bleu,

              Laissant dans votre esprit un sillon de bien-être,

              C’est parfois une main d’enfant qui prend la vôtre,

              Un ami très gentil qui essuie une larme,

              C’est un instant de paix devant une fontaine,

              Un oiseau qui s’approche et vous regarde en face

              Comme s’il sentait bien que vous êtes trop seul,

              C’est aussi quand l’aimé vous serre contre lui

              Et qu’il n’est pas besoin de la moindre parole

              Pour sentir ruisseler la chaleur de son cœur

              Jusqu’au plus noir tréfonds de votre puits de peine,

              C’est, dans le temps du deuil qui vous broie de douleur

              Un rêve qui vous montre le cher disparu,

              Comme si ce dernier, vivant en l’au-delà,

              Vous disait que toujours il veillera sur vous,

              C’est plein de choses tendres et inattendues,

              Qui viennent consoler nos chagrins lancinants,

              Des cadeaux d’existence aux beaux parfums de joie,

              Et même s’ils ne sont qu’éphémères surprises,

               Ils parviennent souvent à nous rendre confiance

               Car sans ce rayon doux, cette grâce qui sauve,

               L’on pourrait bien, hélas, se laisser peu à peu

               Mourir tout doucement sans même en avoir l’air…

 

 

 

                                        SEPTEMBRE

 

 

 L’automne aux yeux de vents perdus,

Au triste regard de statue,

Observe les feuilles tomber

Sur le sol mouillé des allées…

Fier vagabond, prince charmeur,

L’automne aux changeantes lueurs,

Tantôt sourit et tantôt pleure

Tandis que s’écoulent les heures…

L’automne aux soirées de tiédeur

Qui embuent l’âme de langueur

Aimerait un peu de chaleur

Pour l’extirper de ses torpeurs…

L’automne habillé d’incarnat

Dans son costume d’apparat,

Evoque un grand bal vénitien

Où l’on valse d’un air badin…

De son bâton de magicien,

Sur le paysage il repeint

Un tableau d’ocre et de carmin

Qui miroite en l’eau des bassins…

                                     Et puis souvent mélancolique,

Enveloppé d’ombre mystique,

 L’automne compose des pluies

Qui nous parlent de nostalgie…

 

                         S’endort l’automne musicien

 L’hiver frileux vers nous revient…

 

 

                                             OCTOBRE

 

 

 Souple, léger, volage,

Aimant danser la valse

Avec les blancs nuages,

Invisible et puissant,

Receleur de parfums,

Transporteur de nos mots

Dont il copie l’écho,

Complice ou redoutable,

Il règne en solitaire

Sur maints et maints royaumes…

Multiple est son visage

Car de braise ou de glace,

Bise, brise ou simoun,

Il effleure les hommes,

Il dessine des dunes,

Il cisèle des pierres,

Nourrit des incendies,

Mais il emmène aussi

Sur ses ailes rapides

Les oiseaux migrateurs

Qui sont ses compagnons…

Le vent aux mille noms

N’en finira jamais

De souffler sur le monde

Pour mieux le célébrer.

 

 

                                       NOVEMBRE

 

 

 Il cherche quelque chose

Sans trop savoir pourquoi,                       

Quelque chose de beau,

De parfait, d’essentiel

Qui le hante sans cesse

Où qu’il soit, quoiqu’il fasse…

Il écoute les voix

Parlant à son esprit.

Sur le pont de son âme,

Voyageurs impatients,

Les mots veulent franchir

Les frontières secrètes

Des pays intérieurs

Pour venir sur la page

S’éclore en mille phrases.

Rien ne peut entraver

Leur afflux impérieux

Car leur force est pareille

Aux marées ascendantes,

Au soleil qui se lève,

A l’enfant qui veut naître…

Le poète comblé

Laisse monter en lui

La sève de lumière

Qui est l’inspiration,

Ce suc immatériel,

Cet élixir sublime

Sans lequel il mourrait.

 

 

 Le vent secret de l’âme

N’est pas celui qui souffle

En balayant l’espace.

C’est celui qui s’infiltre

En grains bleus de lumière

Au sein de la conscience.

Il apporte une idée

De paisible douceur

Et de recueillement,

Il égrène en arpèges

Un chapelet diaphane

D’amour compatissant.

Il recrée l’univers

En paysages neufs

Où l’on marche à pas lents

En savourant le Temps.

Le vent secret de l’âme

Est la sève de l’être,

Le suc de l’existence,

Le pur rayonnement

De l’harmonie cosmique.

 

 

 

                    DECEMBRE

 

 L’hiver est né, l’hiver rayonne

Avec son teint de pâle icône

Et ses grands yeux de neige pure,

Enveloppé de blanche bure,

Tranquille, grave et recueilli,

Ouvrant les livres de l’esprit.

L’hiver aux noëls lumineux,

Aux mots rieurs d’enfants heureux,

L’hiver au chaud des cheminées

Dans les maisons bien décorées

Quand on médite au coin de l’âtre,

L’humeur rêveuse un peu folâtre…

L’hiver aux enfants désolés

Errant de par les rues gelées

Quand les durs cristaux de la glace

Tristement tintent et se cassent…

L’hiver, quand l’on chante un cantique

Quand on attend l’heure magique

D’une légendaire naissance

Quand tout s’écrit en innocence,

L’hiver aux minuits de lumière,

Aux chants d’amour et aux prières

Lorsque la Paix qui s’offre en trève

En tout pays grave ses rêves…

 

L’hiver se meurt en un soupir,

Naît le printemps plein de désirs…

 

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